Piris Reis and the Mystery of Ancient Maps

Pour découvrir les secrets derrière la carte de Piris Reis et les nombreuses cartes antiques découvertes qui remettent en question l’histoire de l’humanité, une enquête complète tirée du livre de Graham Hancock : L’empreinte des Dieux.

PS: there are some articles and videos that question the different theories about the map of Piris Reis without going back on the other ancient maps and without answering all the questions about their possible origins.

Il y a une histoire officielle et ceux qui s’en éloignent sont toujours moqués et décrédibilisés, par ses gardiens.

C’est un long article avec de nombreuses sources sérieuses, à vous de vous faire votre propre idée :


8 • TECHNICAL RECOGNITION SQUADRON (SAC). US AIR FORCE Air Base Westover Massachusetts

July 6, 1960

Subject: World map of Piri Reis

A l’attention de : Monsieur le Professeur Charles H. Hapgood, Keene College, Keene, New Hampshire.

Professor,

Votre demande en vue de l’examen par nos services de certains détails insolites de la mappemonde de Piri Reis (1513) a retenu toute notre attention.

L’hypothèse selon laquelle la partie inférieure de la carte décrirait la côte de la Princesse Martha, de la Terre de la Reine Maud (Antarctique), et la péninsule de Palmer, nous semble plausible.

Il s’agit, à notre avis, de l’interprétation la plus logique, et, selon toutes probabilités, la plus correcte de cette carte.

Les contours apparaissant dans la partie inférieure de la carte correspon­dent de manière tout à fait remarquable avec les résultats du profil sismique de la calotte glaciaire antarctique réalisé par l’expédition anglo-suédoise de 1949.

It can be inferred from the foregoing that this coast was mapped before the ice cap covered it.

La calotte glaciaire, dans cette région, est aujourd’hui épaisse d’environ mille cinq cents mètres.

Nous n’avons aucune idée de la manière dont les informations figurant sur cette carte peuvent être conciliées avec l’état des connaissances géogra­phiques en 1513.

HAROLD Z. OHLMEYER
Lt-Colonel, USAF
Squadron Leader


Apart from his administrative style, the letter of Lt. Colonel Ohl Meyer1 is of paramount importance.

Si la Terre de la Reine Maud a été cartographiée avant d’être recouverte par la glace, la carte ori­ginelle doit avoir été réalisée à une époque extraordinairement reculée.

When exactly?

On estime d’ordinaire que la calotte glaciaire antarctique, dans son étendue et sa forme actuelles, est vieille de plusieurs millions d’années.

A l’examen, cette théorie prête sérieusement le flanc à la critique- si sérieusement qu’il n’est point besoin de supposer que la carte dressée par l’amiral Piri Reis décrive la Terre de la Reine Maud telle qu’elle se présentait il y a plusieurs millions d’années.

The most recent data suggests that Queen Maud's Land and surrounding areas on the map have been free of ice for a long time, which really ended just six thousand years ago.

Ces données, sur lesquelles nous reviendrons au chapitre suivant, nous dispensent de la tâche écra­sante d’avoir à déterminer qui aurait disposé de la technologie per­mettant de réaliser un relevé géographique précis de l’Antarctique, il y a, mettons, deux millions d’années avant J.-C., longtemps avant l’apparition sur terre de notre propre espèce.

To the extent that mapping is a complex activity and clues force us to civilized, these same ones ask us how such a task could be accomplished even four thousand years before our era, long before the development of the first true civilizations recognized by historians.

Piris Reis et le Mystère des Cartes antiques : Quand l’Antarctique était libre de glaces

A ce point de notre démonstration, le lecteur gardera à l’esprit les faits historiques et géologiques élémentaires suivants :

1. La carte de Piri Reis, qui est un document authentique, et non une quelconque supercherie, a été réalisée à Constantinople en l ‘ an 1513 de notre ère.

2. Elle montre essentiellement la côte occidentale de l’Afrique, la côte orientale de l’Amérique et la côte de l’ Antarctique au sud de 1′ océan Atlantique.

3. Piri Reis ne peut avoir obtenu ses informations sur cette der­nière région auprès des navigateurs de son temps, dans la mesure où l’Antarctique ne sera découvert qu’en 1818, trois siècles plus tard.

4. The presence of the Queen Maud Earth coast on the map is a real headache as the data provided by the geology confirm that the latest date at which it could have been recorded and mapped free ice cream is 4000 BC. AD

5. Il n’est pas possible de déterminer avec précision la date la plus reculée à laquelle une telle tâche aurait pu être accomplie, mais il semble que le littoral de la Terre de la Reine Maud soit resté libre de glaces, de manière durable, pendant au moins neuf mille ans avant qu’il n’ait été englouti entièrement par la calotte glaciaire.

6. Les premières civilisations connues ne sont apparues qu’au lendemain de la période concernée – après 4000 av. J.-C.

En d’ autres termes, la véritable énigme posée par cette carte de 1513 n’est pas tant le fait qu’ elle comprenne un continent resté inconnu jusqu’en 1818, mais qu’elle décrive une partie de la côte de ce continent dans des conditions climatiques qui ont pris fin il y a six mille ans et ne se sont pas renouvelées depuis.

Comment tout cela s ‘explique-t-il ?

Piri Reis obligatorily gives us the answer in a series of written notes of his hand on the map itself.

ll nous apprend qu’il n’ est pas responsable du relevé et de la cartographie d’origine.

Bien au contraire, il reconnaît que son rôle fut seulement celui d’un compilateur et d’un copiste, et que sa carte s’inspire d’un grand nombre de cartes antérieures.

Cer­taines de ces dernières ont été dressées par des découvreurs contem­porains ou quasi contemporains de Reis (notamment Christophe Colomb), qui avaient à cette date déjà atteint les Antilles et les côtes de l’Amérique, mais d’autres étaient des documents remontant au quatrième siècle avant J.-C. , voire encore plus anciens.

Piri Reis n’ avançait aucune hypothèse quant à l’identité des carto­graphes qui auraient réalisé les premières cartes.

In 1966, however, Professor Hapgood proposed an unprecedented and provocative solution to this problem.

Dans son ouvrage Maps of the Ancient Sea Kings ( « Les Cartes des anciens rois de la mer » ) , il soutint que certaines des cartes originelles utilisées par Piri Reis, en particulier celles qui, selon l’ami­ral, dataient du quatrième siècle avant notre ère, étaient elles-mêmes encore plus anciennes, lesquelles s’appuyaient­ à leur tour sur des sources datant de l’antiquité la plus recu­lée.

A son avis, des preuves irréfutables démontraient que la terre avait été entièrement cartographiée avant l’an – 4000 par une civilisation inconnue ayant atteint un haut degré de savoir-faire technologique.

« II semble, concluait-il, que des informations géogra­phiques d’une grande précision se soient transmises de peuple en peuple dans la plus haute antiquité.

Ces cartes, selon toute vraisemblance, ont été dressées par un peuple inconnu, puis léguées à d’autres civilisations – peut-être les Crétois de l’époque de Minos et les Phéniciens, qui furent, pendant plus de mille ans, les plus grands marins du monde antique.

Nous savons qu’elles furent recueillies et étudiées dans la grande bibliothèque d’Alexandrie, en Égypte, et que les géographes qui y travaillaient en ont réalisé des compilations ».

A partir d’Alexandrie, selon la reconstitution d’Hapgood, des copies de ces compilations et certaines cartes originales auraient été transférées dans d’autres grands centres intellectuels – notamment Constantinople.

Finally, after the capture of Constantinople by the Venetians during the Fourth Crusade in 1204, maps began to reach the hands of European sailors and discoverers:

« La plupart de ces cartes concernaient la Méditerranée et la mer Noire, mais des cartes d’autres régions étaient égale­ment disponibles.

Certaines d’entre elles représentaient le continent américain, ainsi que les océans Arctique et Antarc­tique.

II ne fait aucun doute que d’anciens voyageurs avaient parcouru la terre du pôle Nord au pôle Sud.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, nous avons la preuve qu’un peuple ancien a exploré l’Antarctique quand ce continent était encore libre de glaces.

II est également manifeste que ce peuple dis­posait d’instruments de calcul des longitudes largement supérieurs à tous ceux que posséderaient les peuples de l’An­tiquité, du Moyen-Age, et de l’époque moderne avant la seconde moitié du xVIII » siècle.

Ces traces d’une technologie perdue viennent à l’appui des nombreuses hypothèses relatives à l’existence, dans les temps les plus reculés, d’une civilisation disparue.

Experts representing official science have rejected most of these clues as pure fables, but some evidence can not be ruled out.

This assumes that all other evidence put forward in the past must be reexamined without any preconceived ideas. "

Malgré le soutien retentissant d’Albert Einstein (voir infra), et bien que John Wright, le président de l’ American Geographical Society, ait reconnu par la suite qu’ Hapgood avait « émis des hypo­thèses qui méritaient plus ample vérification », aucun chercheur ne s’est penché depuis lors sur ces étranges cartes anciennes.

Bien plus, loin d’avoir été applaudi pour avoir apporté une contribution sérieuse et nouvelle au débat sur les origines de la civilisation humaine, Hap good fut jusqu’à sa mort regardé de haut par la plupart de ses pairs, qui, en guise de discussion de ses théories, se bornèrent à « le couvrir de sarcasmes inqualifiables, en insistant sur des vétilles et des faits invérifiables pour fonder leur condamnation, et en cherchant de cette façon à éviter tout véritable débat ».

C’est ce qui arrivent à tous ceux qui tentent de faire connaître des éléments qui remettent en cause l’histoire officielle, comme Immanuel Velikovski qui était aussi soutenu par Einstein, voir :
Immanuel Velikovsky: a genie trailed in the mud

Piris Reis and the Mystery of Ancient Cards: Hapgood a man ahead of his time

Charles Hapgood, disparu depuis, enseignait l’histoire des sciences au Keene College, dans le New Hampshire, aux États-Unis.

Ce n’ était ni un géologue, ni un historien de l’Antiquité.

Il est pos­sible, cependant, que les générations futures se souviennent de lui comme de l’ homme qui a réécrit l’histoire du monde, et dont les tra­vaux ont, pour une bonne part, révolutionné la science géologique.

Albert Einstein fut l’un des premiers à le comprendre en accep­tant de rédiger la préface au livre qu’ Hapgood écrivit en 1953, ( Earth ‘s Shifting Crust « Le Glissement de l ‘ écorce terrestre »), quelques années avant d ‘entreprendre ses recherches sur la carte de Piri Reis :

"I often get letters from people wanting to consult me ​​on their unpublished work," Einstein observed.

It goes without saying that these works are for the most part devoid of any scientific value.

Le tout premier courrier, cependant, que m’adressa Mr. Hapgood, m’a élec­trisé.

Son idée est originale, d’une grande simplicité, et – si rien ne vient la contredire – d’une grande importance pour tout ce qui touche à l’ histoire de la surface du globe. »

L’idée exposée par Hapgood dans son ouvrage de 1953 est une théorie géologique planétaire qui explique avec subtilité comment et pourquoi de grandes parties de l’Antarctique seraient restées libres de glaces jusqu’en 4000 av. J.-C., ainsi qu’un grand nombre d’ autres anomalies géophysiques.

His thesis can be summarized as follows:

1. L’Antarctique n’a pas toujours été recouvert par les glaces. ll a même bénéficié pendant une certaine période d’un climat beaucoup plus chaud qu’ aujourd’hui.

2. Ce continent jouissait d’un climat chaud parce qu’ il n’ était pas physiquement situé au pôle Sud pendant cette période. ll se trouvait à environ 3 000 km au nord – « au nord du cercle antarctique, dans un environnement climatique tempéré, ou froid-tempéré » .

3. Le continent a trouvé sa position actuelle à l’intérieur du cercle antarctique sous l’ effet d’un mécanisme baptisé « déplacement de l ‘écorce, ou de la croûte terrestre ».

Selon ce phénomène, qui ne doit surtout pas être confondu avec la « tectonique des plaques » ou la « dérive des continents », la lithosphère, l’en­semble de la croûte externe de la Terre, « peut basculer de temps à autre, glissant sur la masse intérieure molle, tout comme la peau d’une orange, si elle se détachait de la pulpe, pourrait pivo­ter tout d’une pièce sur la partie intérieure du fruit ».

4. Pendant le glissement vers le sud de l ‘Antarctique provoqué par l’ earth-crust displacement, le continent serait progressive­ ment devenu plus froid, avec la formation d’une calotte gla­ciaire s ‘ étendant inexorablement pendant plusieurs millénaires avant d’ atteindre ses dimensions actuelles.

Les géologues orthodoxes, cependant, se sont toujours refusé à admettre la théorie d’ Hapgood (bien qu’ aucun d’ eux n’ait réussi à prouver qu’ elle était fausse).

This theory raises many questions.

La plus importante, de loin, est la suivante : quel mécanisme concevable aurait été capable d’imprimer une poussée suffisamment forte sur la lithosphère pour provoquer un phénomène d’une aussi grande ampleur qu’un déplacement de la croûte terrestre ?

Nous ne trouverons pas de meilleur guide qu’Einstein pour résu­mer les trouvailles d’Hapgood :

« Dans les régions polaires, s’opère un dépôt continuel de glace, laquelle ne se répartit pas de façon égale autour du pôle.

The rotation of the Earth acts on these dissymmetrical deposits, and prints a centrifugal force acting on the rigid crust of the Earth.

D’ une intensité croissante, la force centri­fuge ainsi produite induira, à partir d’un certain seuil, un déplacement de la croûte terrestre sur le reste du globe . .. »

La carte de Piri Reis semble comporter, accessoirement, de surpre­nants indices venant étayer la thèse d’une glaciation récente de cer­taines parties de l ‘Antarctique à la suite d’un basculement soudain vers le sud de la croûte terrestre.

De plus, dans la mesure où une telle carte ne peut avoir été dressée qu’avant 4000 av. J.-C., ses implica­tions quant à l’histoire de la civilisation humaine sont étonnantes.

Avant – 4000, aucune civilisation n’ est censée avoir existé.

Au risque de simplifier à l’ excès, les historiens « orthodoxes » s ‘ accordent sur les points suivants :

  • La civilisation s ‘est d’ abord développée dans le Croissant Fer­tile du Moyen-Orient.
  • Ce processus n’a commencé qu’ après – 4000, pour culminer avec l’ apparition des premières véritables civilisations ( Sumer et l’Egypte) vers-3000, bientôt suivies par la vallée de l’ Indus et la Chine.
  • About five hundred years later, civilization arose spontaneously and independently in America.
  • Depuis – 3000 dans l ‘Ancien Monde (et- 1 500 dans le Nou­veau) la civilisation a régulièrement « évolué » vers des formes de plus en plus perfectionnées, complexes et productives.
  • As a result, and especially in relation to modern Western industrial civilization, all ancient cultures (and their works) must be regarded as essentially primitive (Sumerian astronomers scrutinized the heavens with irrational fear, and even the Egyptian pyramids do not may have been constructed only by men "primitive in technology").

The information provided by the Piri Reis map seems to contradict all that.

Piri Reis and his sources

At the time, Piri Reis was a famous person; its historical identity is formally established.

Amiral de la marine ottomane, il prit part à de nombreuses batailles navales – souvent avec succès – vers le milieu du seizième siècle.

Tenu de surcroît pour un expert en matière d’hydrographie méditerranéenne, il est l’ auteur d’un ouvrage de navigation réputé, le Kitabi Bahriye, qui fournit une description complète des côtes, ports, courants, hauts-fonds, atterrages, baies et détroits des mers Egée et Méditerranée.

Malgré une illustre carrière, il tomba en disgrâce et fut décapité en l ‘ an 1554 ou 1555.

Les documents dont s’est inspiré Piri Reis pour dresser sa carte de 1513 étaient conservés, selon toute vraisemblance, à Constantinople, dans la Bibliothèque Impériale, à laquelle l’ amiral pouvait accéder librement.

Ces sources (qui provenaient peut-être d’autres centres intellectuels encore plus anciens, ou y avaient été copiées) n’existent plus, ou, du moins, ont disparu.

La carte de Piri Reis n’a été retrou­vée, peinte sur une peau de gazelle et conservée sous la forme d’un rouleau sur une étagère poussiéreuse de la bibliothèque de l’ ancien Palais Impérial de Constantinople, qu’en 1929.

Piris Reis et le Mystère des Cartes antiques : L’héritage d’une civilisation disparue ?

As Lt-Colonel Ohlmeyer, half-incredulous, recognizes in his letter to Professor Hapgood in 1960, the map of Piri Reis described the subglacial topography, the true profile of Queen Maud's Antarctic land under the ice.

Ce profil est resté caché à partir de l’an 4000 av. J.-C. (quand la calotte glaciaire, dans son avancée, l’a recouvert), pour être dévoilé à nou­veau suite au relevé sismique exhaustif de la Terre de la Reine Maud effectué en 1949 par une équipe scientifique anglo-suédoise.

Si Piri Reis avait été le seul cartographe à avoir eu accès à d’aussi insolites informations, on aurait tort d’attacher une trop grande importance à sa carte.

Tout au plus pourrait-on dire que la précision des contours portés sur le document n’est qu’une coïncidence.

Cependant, l’amiral turc était loin d’être le seul géographe à détenir de telles connaissances en apparence aussi invraisemblables et inex­plicables.

Il serait futile de spéculer plus avant que ne l’a déjà fait Hapgood quant à la nature de la « filiation souterraine » qui aurait véhiculé et préservé à travers les âges de telles connaissances, trans­mettant des bribes de ce savoir de la nuit des temps d’une culture à l’ autre, et d’une époque à l’autre.

Quel qu’ait été le processus à l’ œuvre, le fait est qu’un certain nombre d’ autres cartographes sem­blent avoir partagé les mêmes étonnants secrets.

Tous ces géographes auraient-ils exploité, même à leur insu, le prodigieux héritage scientifique d’une civilisation disparue ?

Piris Reis et le Mystère des Cartes antiques : Des fleuves dans l ‘Antarctique

Pendant les vacances de Noël 1959-60, Charles Hapgood effectuait des recherches sur l’Antarctique dans la salle de consulta­tion de la Bibliothèque du Congrès à Washington.

For several weeks he had been working there, lost in his work, surrounded by hundreds of medieval cards.

«Je découvris, raconte-t-il, toutes sortes de choses fasci­nantes que je ne m’attendais pas à trouver, notamment plu­sieurs cartes décrivant le continent austral.

Then, one day, I turned a page, and remained petrified.

Quand mes yeux tombè­rent sur l’hémisphère sud d’une carte du monde dessinée par Oronteus Finaeus [Oronce Fine] en 1531, j’eus sur-le-champ la conviction que j’avais trouvé une carte authentique de l’Antarctique.

La forme générale du continent ressemblait de manière frappante aux contours que l’on peut voir sur nos cartes modernes.

The position of the South Pole, roughly in the center of the continent, seemed roughly correct.

Les cordillères qui bordaient les côtes correspondaient aux nombreuses chaînes montagneuses qui ont été découvertes dans l’Antarctique au cours des années récentes.

Il était clair, également, qu’il ne s’agissait pas d’une création fantaisiste de l’imagination d’un cartographe.

Les chaînes montagneuses étaient individuali­sées- certaines se trouvaient tout près des côtes, d’autres en retrait.

Des fleuves se jetant dans la mer prenaient leur source dans la plupart d’entre elles, et le réseau hydrographique de chacun d’eux était représenté de manière très cohérente.

This suggests, of course, that the coast should be free of ice when the original map was drawn.

L’intérieur des terres, cependant, était totalement dépourvu de rivières et de montagnes, ce qui peut laisser penser que la glace y était pré­sente. »

En examinant de plus près la carte d’Oronce Fine·, Charles Hap­good et Charles Strachan, chercheur au M.I.T., aboutirent aux conclusions suivantes :

1. This map has been copied and compiled from several maps based on several different projection methods •

2. Plusieurs régions côtières de l’Antarctique, notamment les Terres de la Reine Maud, d’Enderby, de Wilkes, de Mary Bird et de Victoria (la côte Est de la mer de Ross), y sont bel et bien représentées, libres de glaces•

3. Comme dans le cas de la carte de Piri Reis, le profil général du terrain et les accidents de relief visibles correspondent étroite­ ment aux cartes de relevé sismique de la surface terrestre sub­glaciale l’ Antarctique•

La carte d’ Oronce Fine, concluait Hapgood, semblait accréditer «la thèse surprenante selon laquelle l’Antarctique aurait été visité, voire peuplé par l’homme quand il était encore largement, sinon entièrement dépourvu de glaces.

Il va sans dire que cette hypothèse renvoie à une très haute antiquité … [De fait], la carte d’Oronce Fine fait remonter la civilisation des auteurs des cartes originelles à une époque contemporaine de la fin de la première Ere Glaciaire dans l’hémisphère Nord. »

Piris Reis and the Mystery of Ancient Maps: The Ross Sea

D’autres arguments à l’appui de cette hypothèse peuvent être déduits de la manière dont la mer de Ross est représentée sur la carte d’Oronce Fine.

Là où aujourd’hui les grands glaciers Beardmore et Scott se déversent dans la mer, la carte de 1531 laisse apparaître des estuaires, des fjords et des cours d’eau.

From these observations, one can only conclude that the Ross Sea, or its coasts, was ice-free when the original maps used by Oronce Fine were erected: "There must also be necessarily a huge hinterland free of ice to feed rivers and rivers.

De nos jours, toutes ces côtes et leur hinterland sont profondément enfouis sous une calotte glaciaire épaisse de plus de 1 500 rn, tandis que la mer de Ross elle-même est recouverte d’une banquise épaisse de plusieurs centaines de mètres ».

Les résultats des études menées en mer de Ross corroborent la théorie selon laquelle l’Antarctique aurait été cartographié par une civilisation inconnue pendant la période de dégel général qui a pris fin vers 4000.

Cette hypothèse a notamment été confirmée par les carottages effectués en 1949 par l’Américain Byrd, lors de l’une de ses expéditions en Antarctique, en vue de recueillir des échantillons de sédiments du fond de la mer de Ross.

These samples revealed a number of clearly defined stratification layers, each corresponding to different climatic and ecological conditions: "coarse glacial marine deposits," "means," "ends," etc.

La plus surprenante découverte, cependant, révélait « que plusieurs couches étaient formées de sédiments à grains fins et variés, comme ceux charriés jusqu’à la mer par des rivières prenant leur source dans des terres tempérées, i.e. libres de glaces … »

En utilisant la méthode de datation à l’ionium mise au point par le Dr W.D. Urry (qui met en jeu trois différents éléments radio-actifs que l’on trouve dans l’eau de mer), des chercheurs de l’Institut Car­negie à Washington ont réussi à établir de façon certaine que de grands fleuves charriant des sédiments fins ont effectivement coulé dans l’Antarctique jusqu’en 6000 av. J.C., comme le montrerait la carte d’Oronce Fine.

Ce n’est qu’après cette date, vers – 4000, que « des sédiments de type glaciaire ont commencé à se déposer au fond de la mer de Ross …

Les carottages indiquent qu’un climat chaud a régné pendant une longue période antérieurement à cette date. »

Piris Reis and the Mystery of Ancient Cards: Mercator and Buache

Ainsi, les cartes de Piri Reis et d’Oronce Fine nous donnent un aperçu de 1′ Antarctique comme aucun cartographe des temps historiques n’a pu le faire.

Toutes seules, bien sûr, ces deux pièces à conviction ne suffi­raient pas à nous convaincre que nous tenons là les traces d’une civilisa­tion disparue.

And if three, four, or even six cards taught us the same lessons, could we ignore them with so much reason?

Peut-on, par exemple, continuer à ignorer les implications histo­riques de certaines des cartes dressées par le plus fameux cartographe du seizième siècle – Gerhard Kremer, plus connu sous le nom de Mercator ?

Surtout connu pour la projection qui porte son nom, encore utilisée sur toutes les cartes du monde d’aujourd’hui, cet énig­matique personnage (who, for unexplained reasons, went to Egypt and visited the Great Pyramid in 1563) s’adonna inlassable­ ment à la recherche de sources remontant aux temps les plus reculés.

Il passa de nombreuses années à constituer avec patience une biblio­thèque de référence aussi vaste qu’éclectique concernant la cartogra­phie de l’ Antiquité.

De manière significative, Mercator inclut l’œuvre d’Oronce Fine dans son Atlas de 1 569, et il fit lui-même figurer l’Antarctique sur plusieurs des cartes qu’il dressa cette année-là.

Diverses régions par­faitement identifiables du continent austral (alors inconnu) apparais­sent ainsi sur ces cartes : les caps Dart et Herlacher de la Terre de Mary Byrd, le littoral de la mer d’Amundsen, l’île T hurston (Terre d’Ellsworth), les îles Fletcher de la mer de Bellingshausen, l’île Alexandre Jer, la péninsule Antarctique (ou « Palmer » ), la mer de Weddell, le cap Norvegia, les monts Regula de la Terre de la Reine Maud (représentés sous la forme d’un archipel), les monts Muhlig­ Hoffman (idem), la côte du Prince Harald et le glacier Shirase (alors un estuaire), l’île Padda de la baie de Lutzow-Holm, et la côte du Prince Olaf de la Terre d’Enderby. «Parfois, ces détails topogra­phiques sont plus distinctement identifiables que sur la carte d’Oronce Fine» note Hapgood, «et il semble manifeste que Merca­tor avait la plupart du temps à sa disposition d’anciennes cartes diffé­rentes de celles utilisées par Oronce Fine. »

Et Mercator n’était pas seul dans ce cas. Philippe Buache, un géographe français du xvnr siècle, devait publier une carte de l’Antarctique* bien avant que le continent austral n’ait été « officiellement » découvert.

Et 1′ extraordinaire particularité de cette carte est qu’elle semble s’appuyer sur des cartes faites plustôt, peut-être des milliers d’années plus tôt, que celles utilisées par Oronce Fine et Mercator.

Ce que Buache nous donne à voir est une représentation d’une précision stupéfiante de l’Antarctique tel qu’il se présentait quand il était totalement dépourvu de glaces.

Sa carte révèle la topographie subglaciale de l’ensemble du continent, dont on avait encore une connaissance très imparfaite en 1958, lorsqu’un relevé sismique exhaus­tif fut effectué, dans le cadre de l’Année Géophysique Internationale.

Ce relevé ne fit que confirmer ce que Buache avait déjà révélé lors de la publication de sa carte de 1′ Antarctique en 1737.

Fondant sa cartographie sur d’anciennes sources aujourd’hui perdues, l’acadé­micien français faisait apparaître de manière très nette un grand bras de mer divisant le continent austral en deux grandes masses de terres, situées de part et d’autre d’une ligne aujourd’hui matérialisée par les monts Transantarctiques.

Un tel bras de mer, reliant les mers de Ross, Weddell et Belling­ shausen, apparaîtrait au grand jour si l’Antarctique était libre de glaces.

As the 1958 survey shows, the continent (represented on modern maps as a single set of continuous lands) actually consists of an archipelago of large islands, linked together by a thick ice cap of more than 1,500 m.

Piris Reis and the Mystery of the Ancient Maps: Who were these first cartographers?

Comme nous l’avons vu, de nombreux géologues orthodoxes sont convaincus qu’un tel bras de mer a été définitivement recouvert par les glaces il y a plusieurs millions d’années.

Du point de vue de la science «officielle», cependant, il est tout aussi «orthodoxe» d’af­frrmer qu’aucun être humain n’existait en ces temps reculés, sans parler d’êtres humains capables de cartographier avec précision les terres formant l’Antarctique.

Le grand problème soulevé par les don­nées fournies par Buache* et les relevés de l’Année Géophysique Internationale est que ces terres semblent bel et bien avoir été carto­graphiées à une époque où elles étaient libres de glaces.

This places our scientists in the face of two contradictory propositions.

Which of the two is correct?

Si nous nous rallions à la thèse des géologues classiques et accep­tons le fait que des millions d’années se sont écoulés depuis que l’Antarctique a été libre de glaces pour la dernière fois, alors tout ce que nous croyons savoir de l’évolution humaine – toutes les thèses énoncées par Darwin et ses successeurs – doit être faux.

Hypothèse qui paraît tout à fait inconcevable : les abondantes traces fossiles par­venues jusqu’à nous prouvent sans l’ombre d’un doute que les ancêtres de l’homme étaient encore très peu évolués il y a 2 ou 3 mil­lions d’années – des hominidés aux arcades sourcillières proémi­nentes, s’aidant des mains pour marcher, et a fortiori incapables de tâches intellectuelles aussi complexes que la cartographie !

Devons-nous dès lors faire surgir des cartographes du fin fond de l’espace à bord de soucoupes volantes pour expliquer l’existence de cartes perfectionnées montrant 1′ Antarctique libre de glaces ?

Ou devons-nous revenir aux implications de la théorie du déplacement de la croûte terrestre d’Hapgood, qui permettraient de comprendre com­ment le continent austral se serait trouvé libre de glaces- c’est ainsi qu’il apparaît sur la carte de Buache- il y a à peine 15 000 ans ?

Est-il possible qu’une civilisation humaine, assez avancée pour avoir cartographié l’Antarctique, se soit développée vers l’an -13 000, pour disparaître ensuite ?

And if so, on what date?

De l’examen comparatif des cartes de Piri Reis, Oronce Fine, Mer­cator et Buache, ressort la forte, quoique déroutante impression que la topographie de l’Antarctique a été continuellement étudiée, sur une période de plusieurs milliers d’années, pendant que la calotte gla­ciaire s’étendait progressivement vers l’extérieur, à partir de l’inté­rieur des terres, renforçant son emprise au fil des millénaires, mais n’engloutissant les côtes du continent austral qu’aux alentours de 4000.

The original sources on which the Piri Reis and Mercator maps are based must have been developed towards the end of this period, when only the coasts were free of ice.

Celles sur lesquelles s’appuie la carte d’Oronce Fine, par contre, semblent dater d’une période largement antérieure, lorsque la calotte glaciaire n’était présente que dans l’intérieur du continent.

Enfin, les sources de la carte de Buache paraissent remonter à une période encore plus ancienne (vers -13 000), quand l’Antarctique était entièrement dépourvu de glaces.

Piris Reis et le Mystère des Cartes antiques : Les sources de l’Amazone

D’autres parties du monde ont-elles été cartographiées pendant la même période (grosso modo entre -13 000 et – 4000), et à de tels intervalles ?

On trouvera peut -être la réponse dans la carte de Piri Reis, qui comporte d’autres énigmes en dehors du «mystère de l’Antarctique » :

Dressée en 1513, la carte atteste une extraordinaire connais­sance de l’Amérique du Sud – et pas seulement de sa côte orientale, mais aussi de la cordillère des Andes, dans l’Ouest du continent, bien sûr inconnu à cette époque.

La carte montre avec exactitude le fleuve Amazone prenant sa source dans ces montagnes inexplorées et coulant vers l’est.

En fait, l’Amazone apparaît deux fois sur la carte de Piri Reis, elle-même compilée à partir de plus d’une vingtaine de docu­ments originels plus ou moins anciens (l’amiral turc, tra­vaillant à partir de sources divergentes, ayant très probable­ ment cru avoir affaire à deux fleuves différents).

Ainsi, le cours de l’Amazone est représenté une première fois jusqu’à son embouchure, qui se confond avec le «rio Para», mais la grande île de Marajo n’apparaît pas.

Selon Hapgood, cela vou­drait dire que l’une des cartes d’origine sur lesquelles s’est appuyé Piri Reis doit dater de l’époque (peut-être il y a quinze mille ans) où le rio Para constituait le principal, voire le seul estuaire de l’Amazone, et ou l’île de Marajo était soudée au continent sur la rive nord du fleuve.

La seconde représentation de l’Amazone fait apparaître, pour sa part, l’île de Marajo (avec un degré de précision inouï), malgré le fait que cette île ne fut découverte qu’en 1 543.

A nouveau, on peut s’interroger sur l’existence d’une civilisation inconnue qui aurait mené des travaux de cartographie sur plusieurs millénaires, consignant les moindres changements dans la topographie des continents.

Piri Reis would have relied on several maps dating from different periods, left behind by this civilization.

En haut à gauche et à droite : sur ces cartes de Mercator et Oronce Fine redessinées, on peut voir la glaciation progressive de l’Antarctique.

En bas à gauche : carte de Buache simplifiée. En bas à droite : topographie subglaciale de l’Antarctique, selon les relevés sismiques modernes.

Ni l’Orénoque, ni son delta actuel ne sont représentés sur la carte de Piri Reis.

A la place, comme Hapgood le démontre, deux estuaires pénétrant loin à l’intérieur des terres (sur plus de1 50 km) figurent non loin de l’emplacement de l’embouchure actuelle.

La longitude sur le quadrillage correspondrait à celle de l’Orénoque, et il en irait de même pour la latitude.

Se peut-il que ces estuaires aient été comblés depuis, et remplacés par le delta que l’on connaît aujourd’hui ?

Bien qu’elles n’aient été découvertes qu’en 1592, les îles Falk­land (ou Malouines) apparaissent sur la carte de 1513 à leur latitude exacte.

Enfin, autre détail probablement hérité de la bibliothèque de cartes anciennes exploitée par Piri Reis, une grande île apparaît sur sa carte dans 1′ océan Atlantique, à l’est des côtes de l’ Amé­rique du Sud, là où aucune île semblable n’existe aujourd’hui.

Est-ce pure coïncidence que cette île « imaginaire» soit préci­sément située au-dessus de la grande dorsale médiane sous­marine de l’Atlantique, juste au nord de l’équateur, à 1 200 km à l’est des côtes du Brésil, là où les minuscules rochers de St Pierre et St Paul émergent des vagues ?

Ou bien la carte d’origine sur laquelle figurait cette île nous ferait-elle remonter loin dans l’époque glaciaire, quand le niveau des océans était beaucoup plus bas qu’il ne l’est aujourd’hui et qu’une grande île se serait effectivement dressée à cet endroit  ?

Piris Reis and the Mystery of Ancient Maps: Glacial Epochs and Sea Level

D’autres cartes du seizième siècle laissent penser que leurs auteurs se sont fondés sur des descriptions précises de la planète datant de la dernière période glaciaire.

L’une d’elles fut établie en 1539 par le Turc Hadji Ahmed, un cartographe qui, selon les termes de Ch. Hap­good, a vraisemblablement eu accès à des cartes anciennes « de la plus extraordinaire espèce».

La particularité la plus étrange et la plus frappante de la carte d’Hadji Ahmed est qu’elle représente très distinctement une bande de terre large de plus de 1 500 km, reliant l’Alaska à la Sibérie.

Un tel «pont terrestre», selon la terminologie des géologues, a bel et bien existé (à l’emplacement de l’actuel détroit de Bering), mais il fut sub­mergé lors de la montée du niveau des océans à la fin de la dernière période glaciaire.

La montée des eaux fut provoquée par la fonte précipitée de la calotte glaciaire, en retrait dans l’ensemble de l’hémisphère nord vers -10000.

II est d’ailleurs intéressant de noter qu’au moins une ancienne carte semble montrer le Sud de la Suède recouvert de ves­tiges de glaciers du type de ceux qui étaient auparavant omniprésents à ces latitudes.

Nous voulons parler de la fameuse Carte du Nord de Ptolémée : établie au second siècle de notre ère, cette œuvre remar­quable, due au dernier grand géographe de l’antiquité classique, fut perdue pendant plusieurs centaines d’années avant d’être redécou­verte au quinzième siècle.

Ptolémée fréquentait assidûment la Bibliothèque d’Alexandrie, qui contenait la plus importante collection de manuscrits de l’ Antiquité et c’est là qu’il consulta les documents remontant à la nuit des temps qui lui permirent d’établir sa propre carte.

Accepter la possibilité que la version originelle d’au moins une des cartes auxquelles il se réfère ait été dressée vers l’an 1 0000 av. J.-C. nous aiderait à comprendre pourquoi il a représenté des glaciers – caractéristiques, précisément, de cette époque-, « ainsi que des lacs ( … ) et des rivières, ressemblant fortement à des rivières glaciaires ( … ) prenant leur source dans les glaciers et se déversant dans les lacs. ».

II est probablement superflu d’ajouter que personne sur terre à l’époque où Ptolémée dessina sa carte (i.e. , sous l’empire romain) ne soupçonnait, ni de près, ni de loin, que l’Europe du Nord ait été un jour enfouie sous les glaces, et ce pendant plusieurs millénaires.

And so were men of the fifteenth century, contemporaries of the rediscovery of the map.

En fait, il est impossible de com­prendre comment les glaciers résiduels et autres détails figurant sur la carte de Ptolémée peuvent avoir été cartographiés, imaginés ou inventés par l’une ou l’autre des civilisations connues antérieures à la nôtre.

The implications of this finding are obvious.

Tout comme les conclusions que l’on peut tirer de l’examen d’une autre carte, le por­tulan de Iehudi Ibn Ben Zara, dressé en l’an 1487.

Cette carte de l’Europe et de l’Afrique du Nord est peut-être basée sur des sources encore plus anciennes que celles de la carte de Ptolémée, car elle fait apparaître, semble-t-il, des glaciers beaucoup plus au sud que la Suède (en fait, à peu près à la même latitude que 1 ‘Angleterre), et représenter la Méditerranée, l’Adriatique et la mer Egée dans l’état où elles se trouvaient probablement avant la fonte de la calotte gla­ciaire européenne.

Le niveau des mers était, bien évidemment, sensiblement plus bas qu’aujourd’hui.

A cet égard, il est intéressant de noter, par exemple, que les îles de la mer Egée apparaissent sur cette carte beaucoup plus nombreuses qu’elles ne le sont de nos jours.

At first glance, this may seem strange.

Cependant, si dix ou douze mille ans se sont bel et bien écoulés depuis l’époque où la carte d’Ibn Ben Zara a été dressée, cette bizarrerie peut s’expliquer de manière très simple : les îles manquantes ont très certainement été submer­gées lors de la montée des océans à la fin de la dernière période gla­ciaire.

Une fois de plus, nous avons le sentiment de contempler les traces d’une civilisation disparue – une civilisation capable de dresser, avec une stupéfiante précision, des cartes de contrées séparées les unes des autres par plusieurs milliers de kilomètres.

What kind of technology, and what scientific knowledge would have been needed to accomplish such a task?

Piris Reis et le Mystère des Cartes antiques : Des bribes d ‘une science disparue

Nous avons vu que la carte dressée par Mercator en 1569 com­porte une description précise des côtes de l’Antarctique telles qu’elles se présentaient très vraisemblablement il y a plusieurs mil­liers d’années, lorsqu’elles étaient libres de glaces.

Bizarrement, cette carte est beaucoup moins précise dans sa description d’une autre région, la côte Ouest de l’Amérique du Sud, qu’une carte anté­rieure ( 1 538), également de la main de Mercator.

La raison de cette disparité pourrait tenir au fait que le grand géo­graphe du seizième siècle a utilisé pour sa première carte des docu­ments très anciens, alors que, pour la seconde, il s’est appuyé sur les observations et les mesures des premiers découvreurs espagnols de cette côte.

Since they were supposed to bring accurate and reliable data to Europe, Mercator can hardly be blamed for using them.

The precision of his work must suffer.

En effet, si, en 1569, il n’existait pas d’instruments permettant de calculer les longitudes, en revanche, de tels instruments semblent avoir été utilisés pour dresser les documents antédiluviens consultés par Mercator trente et un an plus tôt.

Piris Reis and the Mystery of Ancient Maps: The Mysteries of Longitudes

Examinons le problème de la longitude, définie comme la distance en degrés à l’est ou à l’ouest du méridien d’origine.

Le méridien d’origine, défini par une convention internationale, est, on le sait, une courbe imaginaire reliant les deux pôles et passant par l’observatoire de Greenwich, près de Londres.

Arrêtons-nous un instant sur un point de l’histoire des sciences, capital pour notre propos : avant une invention révolutionnaire du dix-huitième siècle, cartographes et navigateurs étaient incapables de fixer la longitude avec le moindre degré de précision.

lls ne pou­vaient faire que de grossières estimations – avec des marges d’erreur de plusieurs centaines de milles nautiques -, pour la simple raison que la technologie adéquate n’avait pas encore été mise au point.

Le calcul de la latitude n’a jamais posé de tels problèmes : il suffit en effet, avec des instruments relativement simples, de procéder à des mesures angulaires du soleil et des étoiles.

Pour déterminer la longitude, par contre, un équipement d’un calibre supérieur, et com­plètement différent, pouvant combiner des mesures de positions et de temps, était nécessaire.

Pendant longtemps, l’invention de tels appa­reils était restée en dehors des capacités de la communauté scienti­fique, mais au début du dix-huitième siècle, avec l’intensification des échanges maritimes, la mise au point de nouveaux instruments devint affaire urgente.

In the words of historians Bethon and Robinson, "the solution of the problem of longitudes passed before the life of every man on board, before the safety of ships and cargoes.

Parvenir à des mesures précises semblait un rêve inaccessible, et  » la découverte des longitudes » devint aux yeux de l’opinion aussi improbable que de voir un jour « les cochons voler ». »

Ce dont les navigateurs avaient avant tout besoin était un instru­ment qui conserverait l’heure (du lieu de départ) avec une parfaite exactitude pendant les longs voyages en mer, malgré les mouvements du navire et les variations de température et d’hygrométrie.

"Such a stopwatch," declared Isaac Newton before the members of the very official Bureau des Longitudes in 1714, "remains to be invented."

De fait, les montres du dix-septième siècle et du début du dix-hui­tième étaient de grossiers instruments, qui, de manière générale, avançaient ou retardaient chaque jour d’un quart d’heure !

Par com­paraison, aujourd’hui, un chronomètre de navigation, pour être effi­cace, ne peut se permettre de retarder ou d’avancer d’autant sur plusieurs années.

Ce n’est que dans les années 1720 qu’un horloger anglais de génie, John Harrison, commença à travailler sur une série de projets qui devaient aboutir à la mise au point d’un tel chronomètre.

Son objectif était de gagner la récompense de 20 000 livres promise par le Bureau des Longitudes à « l’inventeur de tout moyen pouvant permettre de déterminer la longitude d’un navire avec une marge d’erreur infé­rieure à trente milles nautiques au terme d’un voyage de six semaines».

A stopwatch capable of fulfilling this condition must delay (or advance) only three seconds per day.

Longitude and latitude

Presque quarante ans s’écoulèrent avant que Harrison, mettant au point et tes­tant, année après année, plusieurs prototypes, ne satisfit aux condi­tions mises au concours.

Finalement, en 1761 , son élégant Chrono­mètre N° 4 quitta l’Angleterre à bord de l’HMS Deptford, destination la Jamaïque, sous la garde de son fils William Harrison.

Après neuf jours de traversée, sur la base de calculs rendus possibles par le chro­nomètre, William annonça au capitaine qu’ils arriveraient en vue de Madère le lendemain matin.

Le capitaine paria cinq contre un qu’il se trompait, mais il accepta de garder son cap.

William remporta la mise : deux mois plus tard, à la Jamaïque, on put constater que l’ins­trument ne retardait que de cinq secondes.

The chronometer of Harrison had fulfilled beyond all expectations the conditions laid down by the Bureau of Longitudes.

Cepen­dant, à cause de la négligence de la bureaucratie britannique de l’époque, l’horloger ne reçut les 20 000 livres de récompense que trois ans avant sa mort, en 1776.

Et – on le comprendra volontiers, ce n’est que lorsqu’il eut la somme entre les mains qu’il divulga les secrets de son invention.

Because of this setback, Captain James Cook undertook his first voyage of discovery, in 1768, without a stopwatch.

During his third expedition, however (1778-9), he managed to map the Pacific with impressive accuracy, setting the exact latitude and longitude of each island and coast.

Dorénavant, grâce aux soins de Cook et au chrono­mètre de Harrison, aucun navigateur n’aurait d’excuse de ne pas réussir à trouver une île du Pacifique … , ou de faire naufrage sur une côte surgissant du néant.

De fait, avec leurs longitudes exactes, les cartes du Pacifique de Cook doivent être rangées parmi les tout premiers exemples de carto­graphie « scientifique » de l’époque moderne.

Elles nous rappellent par ailleurs que l’établissement de très bonnes cartes requiert au moins trois ingrédients de base : de grands voyages de découvertes ; un état d’ avancement des sciences mathématiques et cartographiques assez poussé ; des chronomètres perfectionnés.

Ce n’est que lorsque l’usage du chronomètre de Harrison se géné­ralisa – pas avant les années 1770 , que la troisième de ces « pré­ conditions » fut remplie.

Cette remarquable invention permit aux car­tographes de déterminer avec précision les longitudes, une chose que les Sumériens, les anciens Egyptiens, les Grecs, et en fait toutes les civilisations connues ayant vu le jour avant le dix-huitième siècle, avaient été incapables de faire – du moins le croit-on.

Therefore, it is surprising and confusing to see much older maps giving latitudes and longitudes with a very modern precision.

Piris Reis and the Mystery of Ancient Maps: Mappemondes and Portulans

Ces latitudes et longitudes d’une précision inexplicable caractéri­sent les mystérieux documents, témoignant des connaissances géo­graphiques poussées, que j’ai décrits précédemment.

La carte dressée par Piri Reis en 1513, par exemple, place l’Amé­ rique du Sud et l’Afrique à des longitudes exactes, un exploit théori­quement impossible pour la science de l’époque.

But Piri Reis does not hide that his map was based on largely earlier sources.

On peut penser que c’est de l’une de ces sources qu’il tenait ses longitudes.

Le « portulan de Dulcert », de 1339, qui décrit essentiellement l’Europe et l’Afrique, revêt également le plus haut intérêt.

Les lati­tudes y sont d’une parfaite exactitude sur d’énormes distances, et les longitudes de la Méditerranée et de la mer Noire sont correctes au demi degré près.

Charles Hapgood fait remarquer que l’auteur de la carte originale dont le portulan de Dulcert est inspiré « avait atteint un haut degré d’exactitude scientifique en trouvant le bon rapport entre latitudes et longitudes.

II n’était parvenu à ce résultat qu’en ayant recueilli des informations précises sur les longitudes respectives d’un très grand nombre de lieux échelonnés entre Galway en Irlande et le coude oriental du Don, en Russie. »

Zeno's map, which dates from 1380, is another enigma.

Couvrant une vaste étendue au nord de l’Europe (jusqu’au Groen­land), elle situe un très grand nombre de lieux, largement séparés les uns des autres, à des latitudes et des longitudes d’une exactitude sur­prenante.

« On ne peut croire, soutient Hapgood, qu’un géographe du quatorzième siècle ait pu déterminer seul avec une telle précision les latitudes de tous ces lieux, pour ne rien dire des longitudes. »

La mappemonde d’Oronce Fine réclame également toute notre attention : elle place les côtes de l’Antarctique aux bonnes latitudes (les longitudes, il est vrai, sont moins précises), et la superficie de l’ensemble du continent tel qu’il apparaît sur la carte correspond à peu de chose près à celle qu’on lui connaît aujourd’hui.

Tout cela révèle un niveau de connaissances géographiques qui ne sera égalé qu’au vingtième siècle.

Le portulan de lehudi Ibn Ben Zara est lui aussi remarquable pour l’exactitude des latitudes et longitudes qui y sont portées.

L’écart de longitude total entre Gibraltar et la mer d’Azov est exact à un demi degré près, tandis que pour l’ensemble de la carte, la marge d’erreur moyenne en matière de longitude n’excède pas un degré.

Ces exemples ne représentent qu’une faible partie de l’impression­nant faisceau de preuves présenté par Hapgood à l’appui de sa thèse.

In accumulating the arguments, his meticulous and detailed analysis finally convinces us that instruments allowing a precise calculation of the longitudes were invented well before the eighteenth century.

La carte de Piri Reis et bien d’autres, en effet, semblent forte­ment suggérer que de tels instruments furent alors redécouverts, qu’ils avaient existé pendant plusieurs millénaires, et qu’ils avaient été utilisés par un peuple civilisé – dont l’humanité a perdu jusqu’au souvenir – ayant exploré et cartographié la terre entière.

Par ailleurs, il apparaît que non seulement ce peuple était capable de concevoir et de fabriquer des instruments précis et perfectionnés, mais qu’il avait jeté les bases d’une science mathématique précoce.

Piris Reis and the Mystery of Ancient Cards: The Forgotten Mathematicians

Pour comprendre les raisons de ce prodige, nous devons d’abord garder en mémoire cette évidence : la terre est une sphère, et seul un globe peut la représenter de manière parfaitement exacte.

Le transfert de données cartographiques d’un globe sur des feuilles de papier planes entraîne inévitablement des distorsions, et ne peut être réalisé que par le biais d’un procédé mathématique et mécanique artificiel et complexe appelé projection.

There are many kinds of projections.

Celle de Mercator, encore utilisée aujourd’hui dans les atlas, est peut-être la plus connue.

D’autres sont désignées sous les noms rébarbatifs d’azimu­ta1e, stéréographique, gnomonique, azimuta1e équidistante, cordi­forme, mais il n’est pas nécessaire d’aller plus avant sur ce sujet.

Bornons-nous à remarquer, avec Ch. Hapgood, que toutes les projections dignes de ce nom requièrent l ‘usage de formules mathéma­tiques complexes, d’un type prétendument inconnu dans l ‘Antiquité (et notamment dans la plus haute Antiquité, avant – 4000, lorsque aucune civilisation humaine n’ était censée exister, sans même parler d’une civilisation capable de concevoir et d’utiliser des modèles mathématiques et géométriques avancés).

Charles Hapgood had his collection of old maps examined by Professor Richard Strachan of the Massachusetts Institute of Technology.

Above all, he wanted to determine precisely what level of mathematical knowledge was needed to draw up the original source documents.

In his reply of April 18th, 1965, Professor Strachan placed this level very high.

Certaines des cartes, par exemple, semblaient relever d’un type de projection proche de celle de Mercator.

La relative complexité de cette projection (caracté­risée notamment par ce qu’on appelle l’« expansion des latitudes ») signifiait qu’une méthode de translation trigonométrique avait certai­nement été employée.

Other reasons for inferring that the ancient cartographers would have been remarkable mathematicians are: "

1 . La détermination des coordonnées d’un lieu sur un continent suppose au moins la maîtrise de méthodes dites de triangulation géométrique.

Over long distances (more than 1500 km), corrections must be made for the curvature of the earth, which requires an understanding of spherical trigonometry.

2. La localisation des continents les uns par rapport aux autres suppose une conscience de la sphéricité de la terre, et l’usage de la trigonométrie sphérique.

3 . Une civilisation disposant de telles connaissances, ainsi que d’instruments de précision permettant de déterminer les coordonnées géographiques d’un lieu, aurait très certaine­ment utilisé son savoir-faire mathématique pour dresser des cartes. »

L’avis de Strachan, selon lequel ces cartes, par l’intermédiaire de générations de copistes, auraient contenu et transmis les connais­sances géographiques d’une ancienne et mystérieuse civilisation fort avancée sur le plan technologique, était partagé par les experts en relevés aériens de l’US Air Force auxquels Hapgood avait soumis le dossier.

Lorenzo Burroughs, chef de la section cartographique du 8th Reconnaissance Technical Squadron, basé à Westover, fit une étude très poussée de la mappemonde d’ Oronce Fine.

Il conclut que certaines des cartes originales sur lesquelles elle était fondée avaient vraisemblablement été dressées au moyen d’une projection sem­blable à la projection « cordiforme » d’aujourd’hui.

Ce qui, précisait Burroughs, supposait « l’usage d’outils mathématiques sophistiqués.

En particulier, la forme donnée au continent antarctique suggère la possibilité, sinon la probabilité, que les cartes initiales aient été éla­borées à l’ aide d’un type de projection stéréographique ou gnomo­nique impliquant la connaissance de la trigonométrie sphérique.

Nous sommes convaincus que vos découvertes et celles de vos collègues sont valides, et qu’elles soulèvent des questions extrêmement impor­tantes dans les domaines de la géologie et de l’histoire de l’ Anti­quité . . . »

Hapgood devait faire une trouvaille encore plus importante : une carte chinoise copiée d’ après un original gravé sur un pilier en l’an 1137 de notre ère.

Cette carte incorpore le même type d’informations extrêmement précises concernant les longitudes que ses homologues du reste de l’Ancien Monde.

It has the same grid and was also erected with the help of spherical trigonometry.

De fait, si l’on pousse l’examen, on constate qu’elle présente de si nombreuses similitudes avec les cartes européennes et moyen-orien­tales qu’une seule explication paraît adéquate : tous ces documents doivent dériver d’une source commune.

Nous sommes à nouveau confrontés, semble-t-il, à un fragment sauvé de l ‘oubli du savoir scientifique d’une civilisation disparue.

Bien plus, il apparaît que cette civilisation était vraisemblablement ­ du moins à certains égards – aussi avancée que la nôtre et que ses géographes ont « cartographié la quasi-totalité du globe avec, dans l ‘ensemble, le même niveau de technologie, les mêmes méthodes, les mêmes connaissances dans le domaine des mathématiques, et, proba­blement, le même type d’instruments ».

La carte chinoise révèle autre chose : ce legs scientifique et spiri­tuel doit avoir été transmis à l ‘échelle du globe un legs d’une valeur inestimable, incluant selon toute probabilité beaucoup plus que de simples connaissances géographiques, aussi sophistiquées fussent-elles.

Piris Reis and the Mystery of Ancient Maps: video


Source: Book: The Footprint of the Gods, by Graham Hancock, Free PDF

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