La réincarnation et le karma dans le judaïsme et le christianisme

La réincarnation et le karma dans le judaïsme et le christianisme

Contrairement à ce que l’on enseigne aujourd’hui, les principes de réincarnation et de Karma étaient connus dans le judaïsme et le christianisme.

La réincarnation et le karma dans le judaïsme

Extrait d’un texte de Moïse Gaster, qui a été grand rabbin de la congrégation juive de Londres et vice-président de la Société Royale Asiatique.

« La croyance en la migration (ou réincarnation) de l’âme présuppose l’existence de l’âme et tout un système ésotérique relatif à sa création, à la conception du péché et de la rédemption et contient les principes fondamentaux sur lesquels une telle doctrine doit reposer.

Dieu est le créateur de toute chose, par conséquent les âmes sont Sa création. Celle-ci se termina à la fin du sixième jour.

Au commencement furent créées les âmes.

Ainsi, la puissance de Dieu est limitée à ce qu’Il a fait en cette occasion.

Les âmes créées sont donc en nombre limité, la création n’étant qu’un acte limité et devant avoir une fin à un moment défini.

Ces âmes sont la création et non une émanation de Dieu.

On conçoit qu’elles aient une existence individuelle ; elles vivent séparément et parfaitement conscientes de leur individualité ; elles demeurent dans les cieux ou au paradis en profonde contemplation devant la gloire divine, et c’est là qu’il leur est permis de retourner à la fin de leur pérégrination dans le monde inférieur.

Les âmes de ceux qui sont déjà nés, de ceux qui ne le sont pas, de ceux qui ont déjà été sur terre et de ceux qui n’y ont pas encore été, demeurent ensemble dans les cieux ou dans le trésor de Dieu.  

Moïse dans son ascension au ciel, vit les âmes des pieux croyants, de ceux qui avaient vécu sur terre, et de ceux qui devront y vivre plus tard, et parmi elles, celles de David et d’Aquiba.

De nouvelles âmes ne sont pas créées pour chacun des enfants qui naissent, le nombre des âmes étant limité.

L’homme doit, par ses actions, approcher le Divin, et sa vie entière doit être un hymne continuel à la gloire de Dieu.


Mais l’homme, fait du limon de la terre, ne peut s’élever à une telle perfection à moins que l’Âme Divine ne l’y aide que la Loi Divine ne le guide toujours plus haut vers le ciel.

Sa vie est une lutte constante entre les grossières tendances matérielles inhérentes à sa nature terrestre et les hautes aspirations spirituelles de son Âme Divine.

Selon le chemin vers lequel il se dirigera, son âme sera plus ou moins contaminée par le contact de la matière, elle perdra de plus en plus son éclat et sa pureté spirituelle, car la volonté de l’homme est complètement libre ; il est le maître de ses propres actions.

Les âmes ont été créées dans un but bien déterminé ; elles doivent s’incarner, mais elles n’ont pas la faculté de choisir le corps, ni l’heure de leur entrée dans le corps, pas plus que le moment ou la façon d’en sortir.

Bien que l’âme oublie presque tout de son existence spirituelle lorsqu’elle entre dans un corps sur terre, il lui en reste cependant un souvenir atténué, estompé, une image subconsciente qui est le principe élémentaire dans la reconnaissance élémentaire du bien et du mal.

Ainsi, chaque être humain a en lui le moyen de connaître le bien et le mal, moyen qui a été offert à l’âme dans sa vie pré terrestre.

Dans le Zohar, l’incarnation de l’âme est décrite de la façon suivante : toutes les âmes furent créées au commencement de toute création : non encore incarnées, elles demeurent dans la félicité céleste et dans la divine illumination.

Lorsqu’un corps est préparé à recevoir une âme, une âme, à laquelle une expérience terrestre est nécessaire, est dirigée ou attirée vers le corps qui pourra lui donner l’expérience et la connaissance requises.

La Loi Divine s’exprime ainsi envers l’âme : « Vous verrez combien la miséricorde du Seigneur est grande envers vous.

Il vous a donné son joyau le plus précieux : la Loi, afin que vous puissiez retourner à l’état de pureté ». Ainsi, par l’incarnation, il est possible à l’âme de racheter ses péchés, de se purifier et par conséquent, de s’élever d’un degré plus haut vers l’ultime perfection.

Et maintenant l’âme commence sa carrière sur Terre.  

Sa préoccupation constante doit être de devenir le maître absolu du corps et non son esclave.

Dans la première incarnation, l’âme est complètement pure, sans aucune souillure.

Elle n’a pas encore rencontré l’obstacle du péché originel.

Le principe constamment observé est que « chaque homme mourra dans les œuvres injustes qu’il a commises » (Ezechiel, 18-26), mais la faiblesse inhérente à la matière se fait bientôt sentir et viennent les tentations placées sur son chemin par l’envie et la malveillance des esprits du mal, qui s’efforcent de la faire tomber à leur propre niveau.

L’homme, par les épreuves et les difficultés, doit faire son chemin et gagner la félicité éternelle. Un terme a été imposé à sa rédemption.

Ainsi, lorsque toutes les âmes auront été purifiées par de successives réincarnations et qu’elles auront atteint le plus haut sommet de la perfection, le royaume des cieux sera établi sur Terre.

Le « Malin », sur Terre, s’efforce, mais en vain, d’entraver le développement ininterrompu de l’évolution et de la purification des âmes ; il peut le retarder mais ne peut l’empêcher indéfiniment.

L’âme qui a été contaminée par une expérience terrestre peut retrouver sa pureté ; les erreurs commises peuvent être rachetées par une compensation et, ici même, les moyens sont donnés à l’âme pour accomplir sa propre purification.

Elle garde sa propre conscience et se rend compte de ses défaillances ainsi que de l’amertume des punitions.

Il est tragique pour elle de ne pas avoir la possibilité d’atteindre les sommets et de ne pouvoir se présenter devant Dieu dans sa pureté primitive. Après la mort, elle demeure dans un état intermédiaire du monde spirituel, attendant une occasion de se purifier et de racheter ses erreurs.

Cela lui est permis par la réincarnation ou renaissance, et ainsi l’âme passe d’un corps dans un autre.

Elle peut ou se souvenir ou ne pas se rappeler, dans chaque incarnation, de son existence précédente.

Cette migration est continue jusqu’à ce que toutes taches soit effacée ; elle sert à une fin plus haute encore et a un but plus direct : la justice de Dieu !

Le grand problème qui a obsédé le chercheur, dans chaque forme de croyance religieuse, a toujours été celui-ci : comment concilier le bonheur dont jouit le pêcheur, et les souffrances et les épreuves de l’homme pieux et bon, avec la justice de Dieu ?

Chaque religion s’est efforcée d’établir une doctrine qui réponde à cette question.

Certaines d’entre elles ont relégué la solution de ce problème à une continuité de la vie après la mort, par laquelle l’âme reste associé à un corps physique, afin que celui-ci puisse souffrir les tourments de l’enfer.

Cette explication n’était, après tout, qu’un moyen habile de tourner la difficulté auquel on pouvait reprocher une certaine tendance égoïste.

Il n’en est pas de même en ce qui concerne la croyance en la réincarnation de l’âme.

Ici même, sur Terre, à la vue de tous, le pécheur, quel qu’il soit, doit réparer ses erreurs. C‘est ici, sur terre, qu’il doit souffrir pour le mal commis et obtenir, après examen en quelque sorte, son admission aux célestes régions.

Par ce lent processus de purification, en de successives réincarnations, le monde entier en bénéficierait, le progrès en général serait accéléré et le bien-être du genre humain augmenté.

Il y a, pour ainsi dire, des incarnations successives pour chaque âmes préexistante et c’est pour elles que le monde fut créé.  

Simon le Mage prétendait avoir vécu antérieurement, son âme passant de corps en corps avant d’habiter celui qui était connu sous le nom de Simon.

La doctrine samaritaine du Taheb enseigne aussi la préexistence de l’âme, d’une âme qui par des incarnations successives, passa par Seth, Noé, Abraham et enfin Moïse.

Ces doctrines enseignent de même que non seulement le monde se perfectionne par la renaissance des âmes, mais que chaque individu y expie graduellement ses fautes au cours de chaque nouvelle existence dans laquelle son âme réapparaît.

Celle-ci peut être réincarné dans le corps d’un homme juste et pieu, et celui ci, par ses bonnes actions, en effacera les impuretés qui la ternisse encore et facilitera son ascèse.

Si une personne vraiment bonne et pieuse souffre ici-bas, ce n’est que par suite des erreurs commises dans une incarnation antérieure et ses souffrances ne sont pas une punition pour des fautes commises dans cette vie, mais représentent une sorte de purgatoire pour les mauvaises actions d’une vie antérieure.

De même, chacun bénéficie des bonnes actions qu’il a pu accomplir dans une existence précédente.

Ainsi, il peut prospérer pendant un certain temps, mais, s’il persiste dans ses erreurs, il neutralisera tous les bénéfices de sa vie passée et s’attirera des souffrances et des châtiments dans cette vie même ou dans sa future incarnation.

Les opinions diffèrent sur le nombre de réincarnations par lesquelles l’âme doit passer avant d’arriver à la perfection.

On croit que le cycle complet de réincarnation est celui dans lequel l’âme a observé l’ensemble des 613 commandements de la Loi par lesquels la perfection peut seulement être atteinte.

Par la réincarnation, l’âme remplit le but de sa création qui est de passer par un certain nombre d’existences sur Terre pour élever l’homme progressivement et l’amener plus près du Divin.

Cette doctrine est la justification des lois divines en ce qui concerne l’homme et elle est en même temps une source de réconfort pour le juste et de terreur pour le pêcheur.

Elle fait accepter à l’homme ses souffrances et ses épreuves et explique en même temps le sens caché de nombreuses lois et de cérémonies, sens qui autrement paraît obscur »

La réincarnation et le karma dans le christianisme

Jésus-et-ses-disciples
Jésus et ses disciples

Dans l’Évangile selon Saint Jean, chapitre 9, du second au quatrième verset, nous pouvons découvrir une discussion à propos de la réincarnation et du principe du Karma, entre Jésus et ses disciples :

Jésus passant sur le chemin avec ses disciples, rencontre un aveugle que l’on pensait être née aveugle.

Les disciples de Jésus pensèrent qu’ils avaient là une occasion d’en apprendre davantage sur la loi du Karma et les causes des souffrances humaines.

Ils attirèrent donc l’attention de Jésus sur l’aveugle et demandèrent :  

“Maître, est-ce le péché de cet homme ou celui de son père et de sa mère qui est cause qu’il soit né aveugle ?”  

Jésus leur répondit :  

“Ce n’est point qu’il ait péché, ni ceux qui l’ont mis au monde, mais c’est afin que les œuvres de Dieu paraissent en lui”.

Dans la question, il est clair que les disciples parlent de réincarnation car ils parlent d’un péché qui aurait pu être responsable de sa naissance aveugle.

Et la question est posé tout naturellement, sans hésitation, ce qui indique que les disciples étaient parfaitement au courant des lois du Karma et de la renaissance et savaient aussi que ces lois universelles étaient connues de Jésus.

Il faut aussi noter que, dans sa réponse, Jésus ne s’étonne pas de cette question et que sa réponse n’est pas une critique des croyances des disciples.

Tous cela est logique par rapport au premier texte sur la réincarnation dans le judaïsme, et si vous avez lu mon article sur l’origine sumérienne et égyptienne de la Bible, vous savez que l’ancien testament est rempli de texte égyptien, parfois réarrangé, parfois recopier totalement.

Vous savez aussi que l’alphabet hébraïque et la Kabbale viennent d’Égypte et vous devez savoir aussi que les égyptiens pratiquaient la circoncision et connaissaient le principe de la réincarnation :  

“Les Égyptiens sont les premiers à avoir exposé la doctrine de l’immortalité de l’âme et le fait qu’au moment de la mort du corps matériel, l’âme s’incarne dans un nouveau corps qui est prêt à naître ; ils affirment que lorsque l’âme a terminé tout le cycle des incarnations des animaux de la mer, de la terre et de l’air, elle parvient finalement à entrer dans un corps humain, né ou préparé pour la recevoir…” Hérodote… (484-420 av. J.-C.)

Voir aussi à ce propos :

Hermès (Thot) et la croyance en un Dieu unique dans l’Égypte ancienne

Et vous vous rendez-compte que tous ces textes sont liés.

Il y a aussi l’influence indienne, les historiens ont découvert que de nombreux hébreux faisaient le voyage en Inde et étaient donc aussi en contact avec la religion védique ou l’Hindouisme.

D’ailleurs je ferai bientôt un article à propos des très nombreuses similitudes entre l’enseignement de Jésus et les Upanishad (des enseignements sous forme de parabole venant de l’hindouisme), qui laissent à penser que le christianisme originel est un mélange de l’enseignement venant du livre d’Hénoch (qui est d’origine Sumérienne) et de sagesse indienne…  

Voir aussi :

Réincarnation, l’histoire incroyable de M. Roberts

Source : Extrait de textes de Moïse Gaster rassemblé par Harvey Spencer Lewis dans son livre : Les demeures de l’âme

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