Les dix commandements et la loi de Maât, similitude entre les textes égyptiens et la Bible

loi de Maât

Un article sur les similitudes entre la loi de Maât ou règle de Maât et les dix commandements de la Bible. Maât est la déesse de la justice de l’ancienne Égypte.

Voir aussi notre article : L’origine sumérienne et égyptienne de la Bible, les preuves

 

La déesse Maât

Maat, également connue sous le nom de Ma’at ou Mayet, était une déesse de l’ancienne religion égyptienne qui représentait la vérité, la justice, l’équilibre et la moralité.

Fille de la divinité égyptienne du soleil Ra et épouse du dieu de la lune Thot, elle était une sorte d’esprit de justice pour les Égyptiens.

Dans la pesée de l’âme, Maât, aussi légère qu’une plume, est le contrepoids du cœur qui doit être aussi léger qu’elle pour que le ka, l’âme du défunt, puisse accéder au monde des bienheureux.

Elle est représentée par une femme coiffée de la plume d’autruche ou simplement par cette plume elle-même.

À une époque plus tardive, « maât » signifie également la vérité ou la connaissance juste de soi.

Les premiers écrits où elle est mentionnée remontent à l’Ancien royaume d’Égypte, il y a plus de 2 300 ans.

Le dieu Ra et la déesse Maât
Le dieu Ra et la déesse Maât

La loi de Maât ou les 42 commandement

La loi de Maât peut être retrouvée dans le chapitre 125 du livre des morts des Anciens Égyptiens, aussi appelée les « 42 lois de Maât », la « déclaration d’innocence » ou les « confessions négatives ».

Celui qui est juste, qui vit dans la constante application des lois de la Maât est appelé Maakherou.

C’est le cas par exemple de certains grands prêtres des temples.

Salut à toi, grand dieu, maître des deux Maât !

Je suis venu vers toi, ô mon maître, ayant été amené pour voir ta perfection.

Voici que je suis venu vers toi et que je t’ai apporté ce qui est équitable, j’ai chassé pour toi l’iniquité.

Je n’ai pas fait le mal.

Je n’ai pas blasphémé Dieu.

Je ne me suis pas opposé à un dieu dans ses sorties en procession.

je n’ai pas traité avec mépris le Dieu de ma ville.

Je n’ai pas maudit le roi.

Je n’ai pas commis de péchés dans la Place de Vérité.

Je n’ai pas cherché à connaître ce qui n’est pas à connaître.

Je n’ai pas maltraité les gens.

je n’ai pas agi méchamment.

Je n’ai pas pollué l’eau.

Je n’ai pas agi insolemment.

Je n’ai pas commis l’iniquité entre les hommes.

Je n’ai fait de peine à personne. je n’ai pas maudit

Mon nom n’est pas parvenu aux fonctions d’un chef d’esclaves.

Je n’ai pas desservi un esclave auprès de son maître.

Je n’ai pas appauvri un pauvre dans ses biens.

Je n’ai pas affligé. Je n’ai pas affamé. Je n’ai pas fait pleurer. Je n’ai pas tué.

Je n’ai pas ordonné de tuer.

Je n’ai pas provoqué de lutte.

Je n’ai pas accompli d’actes de violence.

Je n’ai pas haussé la voix en parlant.

Je n’ai pas commis de vol.

Je n’ai pas commencé de journée ayant reçu une commission de la part des gens qui devaient travailler pour moi.

Je n’ai pas augmenté mes biens sauf par le biais de mes propres biens.

Je n’ai pas amoindri les offrandes alimentaires dans les temples.

Je n’ai pas souillé les pains des dieux.

Je n’ai pas volé les galettes des bienheureux.

Je n’ai pas omis les jours à offrandes de viande.

Je n’ai pas détourné le bétail du repas du dieu.

Je n’ai pas ôté le lait de la bouche des petits enfants.

Je n’ai pas privé le petit bétail de ses herbages.

Je n’ai pas piégé d’oiseaux des roselières des dieux.

Je n’ai pas péché de poissons de leurs lagunes.

Je n’ai pas retranché au boisseau.

Je n’ai pas amoindri l’aroure.

Je n’ai pas triché sur les terrains.

Je n’ai pas ajouté au poids de la balance.

Je n’ai pas faussé le peson de la balance.

Je n’ai pas retenu l’eau dans sa maison.

Je n’ai pas opposé une digue à une eau courante.

Je n’ai pas éteint un feu dans son ardeur.

Je n’ai pas agi frauduleusement.

Je n’ai pas espionné

Je n’ai pas prononcé de mensonge.

Je n’ai pas utilisé de tromperie.

Je n’ai pas calomnié.

Je n’ai pas couché avec une autre femme.

Je n’ai pas fait ce qui est abominable aux dieux.

Je n’ai pas été pédéraste.

Je n’ai pas forniqué dans les lieux saints du dieu de ma ville.

Je n’ai pas agi de façon impure, ni couché avec des homme.

je n’ai pas été un homme de la colère.

je n’ai pas été sourd à l’expression de la vérité.

je n’ai pas agi précipitamment.

je n’ai pas travaillé pas pour les honneurs.

Je suis pur, je suis pur, je suis pur, je suis pur !

Les dix commandements

Les commandements similaires sont en gras et de couleur bleu.

Alors Dieu prononça toutes les paroles que voici :

Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude.

I – Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face.

II – Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre.

Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point; car je suis l’Éternel, ton Dieu, un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent,et qui fais miséricorde jusqu’à mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements.

IIITu ne prendras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain; car l’Éternel ne tiendra point pour innocent celui qui prendra son nom en vain.

IV –  Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier.

Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage.

Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes.

V –  Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne.

VI –  Tu ne tueras point.

VIITu ne commettras point d’adultère.

VIIITu ne déroberas point.

IXTu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain.

XTu ne convoiteras point la maison de ton prochain; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain.


Voir aussi :

La déesse égyptienne Isis et ses diverses représentations

La croyance en un Dieu unique dans l’Égypte ancienne, l’enseignement d’Hermès

La réincarnation et le karma dans le judaïsme et le christianisme


Source : ancient-origins.net ; marike.over-blog.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *